lundi 17 décembre 2007

Hausses de prix @ Test-Achats

Hausses de prix et pouvoir d'achat ? Les chiffres

Détérioration du pouvoir d’achat, fortes augmentations des prix d’un certain nombre de produits et services, indice des prix, difficultés financières, … On entend plus parler que de cela. Il est vrai que ces derniers temps, les prix de certains produits augmentent plus fortement que d’habitude. Parmi ces produits figurent essentiellement les produits alimentaires et l’énergie (carburant, mazout de chauffage, gaz et électricité). Les prix des logements (tant à l’achat qu’à la location) ont eux aussi considérablement augmenté ces dernières années. Ces hausses de prix ont-elles pour effet d’affaiblir notre pouvoir d’achat ? Test Achats se devait de calculer l’évolution des prix des produits pétroliers, de 43 produits alimentaires et de 11 produits non alimentaires (électroménager, matériel hifi et audio, …), et ce pour la période 2000 à août 2007. Pour tous les revenus, des hausses importantes sont intervenues, et notamment celles des carburants (+ 37,5% depuis 2000 pour l’essence sans plomb, + 41% pour le diesel), le mazout de chauffage (+97%) mais aussi dans le domaine alimentaire comme la viande (ex. le jambon cuit +25%), les pommes de terre (+68%) ou encore le cabillaud (+32,5%), … et ce beaucoup plus vite que le coût général de la vie (+19%). Elles peuvent être compensées du moins en partie par le mécanisme d’indexation des salaires, et aussi, pour les revenus moyens ou plus élevés, par des hausses salariales plus conséquentes et/ou des revenus mobiliers ou immobiliers. Par contre, pour les petits revenus et les bénéficiaires des revenus de remplacement, ces hausses sont insuffisamment compensées puisque les hausses en question touchent leurs principales dépenses sensibles : alimentation, énergie et logement (ex. + 6% pour les logements sociaux depuis janvier 2006). Sur base de ces chiffres, Test Achats demande aux autorités de mener des politiques justes et de prendre des mesures pour les consommateurs les plus vulnérables. L’organisation fait appel à la créativité et à la réflexion des autorités et des partenaires sociaux pour prendre en compte les difficultés de certaines catégories de consommateurs.

Des produits et services de base passés sous la loupe : certains prix s’emballent …
Dans le tableau récapitulatif en annexe (document 2), Test Achats chiffre l’évolution des prix de 43 produits alimentaires, de 11 produits non alimentaires, de l’énergie et de certains services. Il ne s’agit pas de hausses chiffrées de manière précise mais bien de tendances que les dernières semaines ne font que confirmer. Depuis janvier 2000 et jusqu’en août 2007, des hausses spectaculaires sont enregistrées sur certains produits ou services. En tête bien évidemment, les carburants (entre 37,5 et 41% de hausse) et le mazout de chauffage (+97%). L’eau (+34,6%) et le gaz (+25%) mais aussi par exemple les loyers sont également dans cette tendance lourde. Pour les produits, c’est le domaine alimentaire qui est le plus touché : le lait (+ 20%), les œufs (32%), les pistolets (+ 39%), les pommes (+46,5%), les pommes de terre (+68%), le rôti de veau ou le jambon cuit (+25%) ou encore le cabillaud (+32,5%). A côté de cela, toute une série de produits durables (électroménagers, matériel tv-audio, …) ont vu leur prix diminuer ces dernières années (depuis janvier 2006) de la même manière que les tickets d’avion ou encore les gsm. Certains services ont continué eux à augmenter, comme les services bancaires (+8,4% depuis janvier 2006) ou les primes d’assurances incendie (+6,8%).

Toutes ces hausses ne sont rien si on ne les compare pas à la hausse générale du coût de la vie pour la même période, à savoir 19% (et 2,9% entre janvier 2006 et août 2007). A cela s’ajoute le décalage entre l’indice santé (sans les carburants) qui permet de calculer l’indexation des salaires et l’indice général des prix à la consommation. Il met en exergue une perte de pouvoir d’achat de 1,52% entre janvier 2004 et août 2007 (0,76% pour les 11 derniers mois). En termes salariaux, cela correspond, pour le salaire d’un ménage moyen de 2500€, à une perte de 19€ par mois, soit 228€ par an.

Le modèle belge : un mécanisme d’indexation fiable …
La Belgique est (pratiquement) le seul pays au monde à appliquer un mécanisme d’indexation automatique des salaires en vue de préserver le pouvoir d’achat. Ce mécanisme repose sur un panier de 507 produits et services dont les prix sont relevés chaque mois dans dix mille points de vente. Chaque produit du panier se voit attribuer une pondération sur la base des résultats d’une enquête sur le budget des ménages réalisée tous les 5 ans. On obtient ainsi une moyenne pondérée qui reflète l’évolution du prix des produits et services consommés par un ménage moyen, appelé l’indice des prix à la consommation. A côté de cela existe l’indice santé (sans les carburants) et lorsque cet indice dépasse un niveau déterminé (l’indice pivot), les salaires augmentent automatiquement. Cet indice vise donc à préserver le pouvoir d’achat d’un ménage moyen. Quiconque prétend que les augmentations de prix actuelles affectent le pouvoir d’achat, remet donc en question le bon fonctionnement des mécanismes d’indexation. Pourtant, notre mécanisme d’indexation a été minutieusement pensé et est régulièrement adapté. Il est placé sous le contrôle de la commission de l’Indice laquelle réunit des professeurs de différentes universités, les organisations représentatives des employeurs et les organisations représentatives des travailleurs. De plus, les salaires augmentent la plupart du temps plus rapidement que sous le simple effet de l’indexation, ce sous l’influence des accords pris entre les employeurs et les travailleurs dans des CCT et dans le cadre de négociations salariales individuelles. En 2006, en Belgique, les salaires ont augmenté de 3,2% en moyenne, soit une augmentation supérieure à l’inflation (laquelle a été de 1,79% en moyenne en 2006). Par ailleurs, de nombreux ménages tirent également une partie de leurs revenus de biens mobiliers et immobiliers et à ce niveau également, les revenus ont été supérieurs à l’inflation.

Perte de pouvoir d’achat ? La remettre dans son contexte …
A première vue, il n’y a donc aucune raison de souscrire à l’hypothèse selon laquelle le pouvoir d’achat s’affaiblit et pourtant, cette idée est largement répandue. Comment l’expliquer ?

1) Les augmentations de prix se manifestent dans des secteurs très visibles, à savoir l’alimentation et l’énergie. Nous y sommes confrontés à chaque fois que nous nous rendons au supermarché ou que nous faisons le plein à la pompe. De plus, le prix du mazout de chauffage est particulièrement élevé au début de l’hiver, au moment où de nombreuses personnes font remplir leur cuve. En revanche, les produits et services dont les prix baissent (appareils électroniques, tickets d’avion, frais de téléphone…) font davantage l’objet d’achats uniques. Donc, les augmentations de prix frappent le consommateur, tandis que les diminutions de prix passent inaperçues.
2) Les salaires ne sont indexés que lorsque l’indice pivot est dépassé. Les prix augmentent donc pendant un certain temps avant que les salaires suivent. Il y a un effet retardateur et donc une période d’affaiblissement relatif du pouvoir d’achat.
3) Les salaires n’augmentent que sous l’effet de l’indice santé. Il s’agit de l’indice général dont certains produits ont été exclus (carburant, alcool et cigarettes). En périodes de forte augmentation des prix des carburants, l’indice n’est d’aucune aide et tous les automobilistes souffrent d’une perte de pouvoir d’achat.
4) Tous les ménages n’ont pas un modèle de dépenses qui correspond à celui d’un ‘ménage belge moyen’. Étant donné que les augmentations de prix concernent aujourd’hui principalement les ‘biens de base’ (alimentation, énergie et logement), les ménages à faibles revenus et/ou les ménages qui vivent principalement de revenus de remplacement, qui consacrent une part plus importante de leurs revenus à ces besoins, sont plus lourdement touchés. L’indexation constitue donc une moindre compensation pour ces ménages.

Test Achats nuance …
Les ménages qui perçoivent un revenu moyen ou supérieur ne souffrent pas vraiment d’une perte de pouvoir d’achat. Les augmentations de prix sont compensées par le mécanisme d’indexation (avec un certain retard), par les augmentations de salaires obtenues en vertu de CCT ou sur la base de négociations individuelles ou encore par les revenus de biens mobiliers et immobiliers. L’idée de la perte de pouvoir d’achat est avant tout une idée de perception : les augmentations de prix se manifestent dans des secteurs très visibles. Leur pouvoir d’achat risque effectivement d’être affecté si les prix des carburants continuent d’augmenter.

Il y a des signes qui ne trompent pas :

  • jamais les ménages belges n’avaient acheté autant de jouets que cette année ;
  • le nombre de nouveaux véhicules immatriculés atteint chaque mois de nouveaux records ;
  • jamais le nombre de réservations pour des voyages n’avait été aussi important si tôt dans l’année ;
  • les ventes d’appareils électroniques (GSM, écrans plasma, appareils photo numériques ...) atteignent des sommets ;
  • 2007 est une année excellente pour l’horeca.

Test Achats en conclut …
Les ménages à plus faibles revenus et principalement les ménages dont les revenus sont essentiellement constitués de revenus de remplacement, souffrent effectivement d’une perte de pouvoir d’achat :
a. les augmentations de prix se manifestent essentiellement dans des secteurs auxquels ils consacrent une grande part de leurs revenus : alimentation, énergie et logement.
b. les revenus de remplacement ne sont pas tous liés à l’indice.
c. ils ne tirent aucun revenu supplémentaire de CCT/négociations individuelles ni de biens mobiliers/immobiliers.

Pour les plus faibles revenus et surtout pour les revenus de remplacement, la situation est plus préoccupante. Les augmentations les plus fortes se manifestent dans des secteurs auxquels ces groupes consacrent une part relativement importante de leurs revenus. Le mécanisme d’indexation n’est malheureusement pas assez sélectif pour les aider.

Test Achats demande aux autorités de prendre des mesures justes et structurelles pour protéger les consommateurs les plus vulnérables. L’organisation de consommateurs en appelle à la réflexion et à la créativité pour mener à bien cet objectif. Examiner l’impact du mécanisme d’indexation sur certaines catégories de consommateurs est une nécessité, c’est le sens du message de Test Achats qui espère ainsi ouvrir le débat notamment entre les partenaires sociaux et le prochain gouvernement.

Test Achats continuera d’informer et de sensibiliser. Dans cette optique, l’organisation de consommateurs rappelle certains conseils pour limiter l’impact de la hausse des prix sur le budget des ménages.

source : Test-Achats



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SPAM or NOT SPAM ? That's the question ...

  • SPAM (en majuscules) est une marque de commerce pour la viande en conserve, mis en boîte de métal par la compagnie américaine Hormel Inc et conçu pour en faire du sandwich. Bien que ce « spiced ham » (jambon épicé) soit fait des miettes qui restent après l'emballage d'autres viandes plus coûteuses, le produit était populaire dans les régions lointaines comme Hawaii pendant la Seconde Guerre mondiale car c’est plus facile à transporter et à entreposer.
  • On peut utiliser aussi le mot spam (mais en minuscules) pour le pourriel et l'usage abusif de l'Internet.

Pour la suite, voir Wikipédia.org...


Pourriel
Le pourriel ou spam en anglais, désigne les communications électroniques massives, notamment de courriers électroniques, non sollicitées par les destinataires, à des fins publicitaires ou malhonnêtes.

Pour la suite, voir Wikipédia.org...


Information ou publicité ? Les lignes suivantes sont extraites d'une brochure

«Le spamming en 24 questions et réponses»

éditée par le SPF (Service Public Fédéral) Economie et permettent de définir le cadre dans lequel le consentement préalable (à l'envoi de mails) peut être obtenu via courrier électronique.


La Direction générale de la Régulation et de l’Organisation du Marché estime donc que les prestataires peuvent utiliser (parmi d’autres moyens) le courrier électronique en vue d’obtenir le consentement préalable visé à l’article 14, § 1er, al. 1er, de la loi du 11 mars 2003.

Toutefois, l’Administration considère que ce courrier électronique par lequel on demande le consentement doit respecter diverses exigences. Celles-ci permettent d’assurer une solution raisonnable et proportionnée au regard des différents intérêts en présence.

Ces exigences sont les suivantes :

  • le prestataire doit avoir obtenu et doit traiter les coordonnées électroniques dans le respect des exigences légales et réglementaires relatives à la protection de la vie privée ;
  • le courrier électronique doit être suffisamment explicite quant à son objet : il vise à obtenir le consentement afin de pouvoir envoyer à l’avenir des messages publicitaires par le biais de cette adresse ;
  • ce premier courrier électronique ne peut pas contenir un message publicitaire ;
  • ce premier courrier électronique devrait idéalement informer le destinataire qu’il dispose, pour chaque courrier électronique publicitaire envoyé, d’un droit d’opposition conformément à l’article 14, § 2, de la loi du 11 mars 2003 ainsi qu’à l’article 2 de l’arrêté royal du 4 avril 2003 ;
  • le courrier électronique ne peut pas comporter une mention présumant le consentement de l’internaute du fait de l’absence de réponse de sa part dans un délai déterminé, auquel cas le consentement ne pourrait pas être considéré comme « libre ». Un consentement tacite ne serait donc pas acceptable : il est nécessaire d’obtenir une réponse positive de la part du destinataire. Ce courrier électronique de réponse devrait en outre permettre au prestataire de se ménager un moyen de preuve utile ;
  • une nouvelle demande de consentement par courrier électronique ne doit plus pouvoir être faite par le prestataire dans un délai raisonnable (2 ans), à l’égard d’un utilisateur qui n’a pas répondu ou qui n’a pas marqué explicitement son souhait de recevoir de la publicité par courrier électronique. Le consentement ne pourrait en effet pas être considéré comme « libre » si le prestataire envoyait de manière répétée et rapprochée une demande de consentement alors que le destinataire ne répond pas à cette demande, voire même la refuse.

Concernant le respect de la première condition, les prestataires doivent s’assurer que les coordonnées électroniques qu’ils utilisent pour demander le consentement ont été collectées et utilisées en conformité avec la loi du 8 décembre 1992 et les avis interprétatifs rendus par la Commission de la protection de la vie privée (CPVP). Les avis suivants – disponibles sur le site de la CPVP (http://www.privacy.fgov.be/) - méritent d’ailleurs une attention particulière :

  • avis d’initiative n° 34/2000 du 22 novembre 2000 relatif à la protection de la vie privée dans le cadre du commerce électronique ;
  • avis du 24 mars 2003 sur le marketing direct et la protection des données personnelles;
  • note sur « Le spam en Belgique : Etat des lieux en juillet 2003 ».

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dimanche 16 décembre 2007

st Pancras @ Le Point.fr

Petit tour à Londres via le diaporama proposé par Le Point.fr

source : Le Point.fr

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Structured Investments Vehicles


CITIGROUP, nouveaux déboires

(AOF Agence Option Finance, une source d'informations financières française en ligne issue du journal Option Finance )

Les banques ne peuvent plus se cacher. La crise du "subprime" a provoqué une nouvelle secousse sur le marché qui a déstabilisé un peu plus les investisseurs. Cette fois-ci, l'épicentre est à chercher du côté de Citigroup. La banque américaine a fait part hier de sa décision d'intégrer 49 milliards de dollars de véhicules d'investissements structurés (SIV) à son bilan, afin de soutenir ces conduits, jusqu'ici soigneusement tenus à l'écart des comptes du groupe. Résultat, l'action Citigroup perd 1,48% à 30,55 dollars et affiche l'une des plus fortes baisses du Dow Jones.

Ces fameux SIV (Structured Investments Vehicles), créés en 1998 par Citigroup lui-même et dont il a été un fervent consommateur, se sont effondrés en même temps que le marché du crédit immobilier à risques. Dans le cas de la première banque américaine, les véhicules concernés sont passés d'une valeur de 87 milliards de dollars en août, à seulement 49 milliards aujourd'hui.

D'après le groupe, c'est la menace d'une dégradation de la part des agences de notation qui a poussé Citigroup à prendre cette mesure. Mais il semble qu'elle ait été vaine : à peine la banque avait-elle rendu publique sa décision que Moody's abaissait sa note principale de Aa2 à Aa3.

La banque tient cependant à se montrer rassurante et affirme que 35 milliards de dollars sont nécessaires au fonctionnement de ces SIV jusqu'à fin 2008 et qu'ils ne devraient pas nécessiter de nouvel apport de liquidités pour les renflouer.

Citigroup n'est pas la seule banque dans cette situation. En Europe, plusieurs établissements ont déjà eu recours à cette opération. HSBC à Londres et Rabobank aux Pays-Bas ont déjà intégré des SIV à leur bilan. Tandis qu'en France, Société Générale a volé au secours de son SIV PACE en inscrivant 4,3 milliards de dollars à son actif.

Aux Etats-Unis, le projet de "super conduit" destiné à financer ces fonds en difficulté a, pendant quelque temps, laissé penser que ces opérations d'intégration ne seraient pas nécessaires. Aujourd'hui, les valeurs financières, quelle que soit leur origine, semblent contraintes d'absorber les risques qu'elles ont diffusés dans le marché et le projet de "super conduit", déjà très critiqué par les investisseurs, apparaît de moins en moins nécessaire.

source : Boursorama

Citigroup prend en charge 49 milliards USD d'actifs dépréciés

La première banque américaine, Citigroup, a annoncé qu'elle allait rapatrier dans son bilan 49 milliards d'actifs dépréciés provenant de sociétés d'investissement actives dans le secteur des subprimes, ce qui n'a pas empêché l'agence de notation Moody's d'abaisser sa note. Citigroup a annoncé jeudi soir qu'elle avait décidé de prendre à sa charge en consolidant dans son bilan un total de 49 milliards de dollars d'actifs appartenant à des véhicules financiers (SIV) placés sous son contrôle.

(afp) - La valeur de ces actifs est passée de 87 milliards de dollars en août à 49 milliards actuellement, a indiqué la banque dans un communiqué. Elle a précisé que la valeur liquidative totale de ces actifs était actuellement de 35 milliards de dollars et que cette opération ne devrait pas nécessiter un nouvel apport en liquidités pour renflouer ces SIV.
Citigroup a indiqué qu'elle avait pris cette décision après les avertissements lancés par les agences de notation Moody's et Standard and Poor's sur un possible abaissement des notes des SIV dont les actifs sont placés dans le secteur des crédits immobiliers à risque (subprime).
Cette annonce a toutefois immédiatement provoqué un abaissement de Aa2 à Aa3 de la note principale de Citigroup par l'agence de notation Moody's.
Celle-ci a précisé qu'elle estimait que les ratios de capitalisation de Citigroup allaient rester faibles en raison notamment de l'obligation de la banque de passer en charge une quantité importante d'actifs liés à ses activités dans le secteur des subprime.
Le passage de ses actifs en charge va également intervenir alors que les revenus de la banque vont subir l'impact du ralentissement de l'économie américaine, souligne Moody's.
Citigroup a toutefois indiqué dans son communiqué qu'elle envisageait de rétablir ses ratios de capitalisation d'ici le 2e trimestre 2008.

08:47 - 14/12/2007
Copyright © L'Echo (source)

Citigroup va consolider ses SIV dans son bilan

07h57 | 14/12/2007 - © Reuters

 Citigroup va consolider ses SIV dans son bilan

Citigroup compte consolider dans son bilan pour 49 milliards de dollars de véhicules d'investissement structuré (SIV) dont les notes sont menacées de dégradation par les agences financières. La première banque américaine précise être parvenue à ramener les actifs de ces SIV, net de trésorerie, à 49 milliards de dollars actuellement contre 87 milliards en août, tout en maintenant la qualité de crédit du portefeuille. /Photo d'archives/REUTERS/Shannon Stapleton - © REUTERS

Citigroup a l'intention de consolider dans son bilan pour 49 milliards de dollars de véhicules d'investissement structuré (SIV) dont les notes sont menacées de dégradation par les agences financières.

La décision de la première banque américaine intervient alors que les SIV peinent à accéder à de nouveaux financements et qu'ils voient se déprécier leurs actifs, qui incluent entre autres des crédits aux particuliers.

Citigroup précise dans un communiqué être parvenue à ramener les actifs de ces SIV, net de trésorerie, à 49 milliards de dollars actuellement contre 87 milliards en août, tout en maintenant la qualité de crédit du portefeuille.

Le groupe s'engage donc dans une démarche de rapatriement des SIV dans le bilan pour laquelle ont déjà opté plusieurs établissements européens, notamment HSBC Holdings et la banque néerlandaise non cotée Rabobank ces dernières semaines.

Moody's et Standard & Poor's ont annoncé récemment envisager d'abaisser les notes senior de nombreux SIV.

Citigroup explique qu'il intervient pour soutenir ses SIV en raison de la diminution de la liquidité sur le marché des billets de trésorerie adossés à des créances titrisées et celui des obligations à moyen terme.

Avant le déclenchement de la crise du crédit cet été, les SIV avaient pour habitude de se financer sur ces marchés pour investir dans des titres à plus longue échéance et mieux rémunérés.

Christian Plumb, version française Marc Angrand

source : Le Point.fr

Citi, l'ex Citigroup, choisit en interne ses nouveaux dirigeants

La banque américaine Citigroup récemment rebaptisée Citi va être désormais dirigée par Vikram Pandit, l'actuel responsable de la clientèle institutionnelle. Elle se serait par ailleurs débarrassée discrètement au cours des deux derniers mois de plus de 15 milliards de dollars d'actifs, détenus hors-bilan à travers des structures dédiées.

Ce seront donc des hommes de l'interne : le géant financier américain Citigroup a annoncé ce mardi soir la nomination comme directeur général, donc patron opérationnel, de Vikram Pandit, l'actuel responsable de la clientèle institutionnelle.

A la présidence du conseil d'administration, c'est Sir Win Bischoff qui va remplacer l'ancien secrétaire au Trésor Robert Rubin, qui assurait l'intérim.

La banque avait été décapitée avec le départ forcé de son patron Charles Prince, accusé d'avoir mal géré la crise du subprime, ces prêts hypothécaires à haut risque auxquels étaient adossés de nombreux instruments financiers vendus à tous les grands établissements financiers de la planète et qui ont déclenché depuis cet été une tempête boursière et financière, touchant notamment de plein fouet Citi.

Par ailleurs, la banque américaine s'est débarrassée discrètement au cours des deux derniers mois de plus de 15 milliards de dollars d'actifs, détenus hors-bilan à travers des structures dédiées, croit savoir le quotidien Financial Times qui a dévoilé l'information sur son site internet. De son côté, le New York Times estime que les SIV de Citigroup supportent 66 milliards de dollars d'actifs contre 80 milliards fin septembre.

Citigroup est l'établissement américain qui a fait le plus large usage de ces structures, baptisées en anglais "structured investment vehicle" (SIV) et dont les problèmes de liquidité inquiètent de plus en plus les marchés. Le quotidien, qui cite des personnes proches du dossier, affirme que les actifs de ces SIV ont été cédés à des investisseurs de second rang. L'initiative de Citigroup, si elle devait être confirmée, est d'autant plus surprenante que la banque américaine est l'un des grands établissements qui a porté sur les fonds baptismaux un "superfonds" destiné à racheter les actifs de qualité de ces SIV qui n'arrivent pas à trouver preneurs. Ce fonds, qui a été créé sous la pression du Trésor américain, pourrait commencer ses activités à la mi-janvier avec des ambitions réduites, affirme de son côté le New York Times, qui fait lui aussi état d'une stratégie alternative de Citigroup, passant par le rachat d'une partie des actifs de ces SIV.

D'autres banques, comme HSBC, ou plus récemment la Société Générale, ont fait le choix de réintégrer ces structures dans leur bilan, au risque d'une dégradation de leurs ratios prudentiels.

source : La Tribune.fr



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samedi 15 décembre 2007

Que réserve 2008 ?

La Bourse de Paris inquiète pour les banques, au terme d'une année terrible


Par Nicolas THIERY

Le palais Brongniart, place de la Bourse à ParisPARIS (AFP) - La Bourse de Paris verra la semaine prochaine les investisseurs tenter de présenter leurs portefeuilles sous un jour favorable, à l'approche du bilan de la plus mauvaise année boursière depuis 5 ans, marquée par d'énormes écarts de performance, qui ont surtout pénalisé les banques.

Sur la semaine écoulée, le CAC 40 (Paris: actualité) a perdu 1,98%, terminant vendredi à 5.605,36 points, miné par la perte cuisante (-2,65%) subie sur la seule journée de jeudi. Depuis le début de l'année, il n'affiche qu'une progression de 1,15% la plus faible depuis 2002, qui avait vu l'indice reculer.

La semaine prochaine, les investisseurs vont procéder aux derniers "habillages de portefeuilles", pour tenter de montrer à leurs clients qu'ils n'ont pas toujours fait les mauvais choix, au cours d'une année d'euphorie pour l'éditeur de jeu vidéo Ubisoft (+156%) ou pour le producteur de nickel Eramet (+190%), mais calamiteuse pour les banques comme Natixis (Paris: FR0000120685 - actualité) (-33%) et le Crédit Agricole (Paris: FR0000045072 - actualité) (-25%).

Les banques ont à nouveau souffert jeudi, lorsque les investisseurs ont pris conscience que l'injection massive de liquidités financières, opérée mercredi par cinq grandes banques centrales ne suffiraient pas à les tirer d'affaire.

"Le problème des banques n'est pas un problème de liquidité mais de capitalisation", a expliqué vendredi l'économiste Patrick Artus.

Selon M. Artus, les banques impliquées dans les crédits risqués doivent rassurer la communauté financière, en trouvant des investisseurs prêts à accepter de renforcer leurs fonds propres. Ils s'agit pour ces banques de montrer leur capacité à faire face aux pertes sur ces crédits, quoiqu'il arrive.

Les marchés boursiers ont effectivement rebondi à chaque annonce de recapitalisation d'une banque capable de devenir un pilier de solidité, dans la masse mouvante et opaque des créances immobilières à risque, accumulées depuis trois ans aux Etats-Unis.

Revers de la médaille, ces recapitalisations augmentent le nombre d'actions des banques et vont par conséquent réduire leur rendement sur actions.

"Les actions des banques, en baissant, approchent de la zone où leurs actions seraient vraiment bon marché, mais il est encore trop tôt pour en acheter, car trop d'incertitudes demeurent", a commenté à l'AFP Gérard Augustin-Normand, président de la société de gestion Richelieu Finance.

Les statistiques économiques seront moins nombreuses la semaine prochaine, et les investisseurs auront les yeux rivés sur les actions des entreprises réalisant une large part de leurs ventes avant Noël, en particulier dans l'informatique, les produits numériques et les loisirs.

L'éditeur de jeu vidéo Ubisoft a réveillé leur attention en révélant jeudi que son jeu vidéo "Assassin's Creed", qui met en scène un assassin d'élite à la fin du XIIe siècle, s'est déjà vendu à 2,5 millions de copies depuis sa sortie il y a quatre semaines.

C'est autant qu'Ubisoft n'en prévoyait à l'origine sur 4 mois et demi, pour la période allant jusqu'à fin mars 2008, a souligné le courtier Oddo.

L'action Ubisoft a réagi vendredi par un bond de 10,41%, portant sa hausse à 156% depuis le 1er janvier, la capitalisation boursière du premier éditeur de jeux vidéo français dépassant pour la première fois trois milliards d'euros.

"Lorsque vous allez à la FNAC ou dans un magasin, le seul rayon qui s'étend c'est celui des jeux vidéos. Les livres, CD et DVD reculent, c'est significatif et à surveiller", a commenté à l'AFP Charles Planade, analyste chez Arkéon Finance, qui craint que le succès d'UBisoft ne masque des déconvenues pour d'autres acteurs de la saison de Noël.

source : Yahoo! France Finance

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Inflation sur les briques

Construire coûtera plus cher dès le 1er janvier 2008

A partir du premier janvier 2008, le prix des matériaux de construction va augmenter de manière sensible, ce qui va se répercuter chez les bâtisseurs et les rénovateurs. C'est ce qu'a déclaré jeudi la Bouwunie, la fédération flamande des PME de la construction.

(belga) - Chaque premier janvier, les matériaux de construction sont un peu plus cher. L'année 2008 devrait voir une augmentation plus sensible que les autres années s'opérer sur les prix mais aussi sur le nombre de matériaux concernés. Les produits dérivés du béton seront 8 % plus chers.
Les matériaux d'isolation seront 6 % plus chers, les prix de l'inox et de l'acier grimperont de 5 % et ceux du PVC de 3 à 4 %. Bouwunie se base sur les informations données par ses affiliés pour citer ces chiffres.
Cela coûtera donc plus cher de construire ou de rénover à partir de 2008. Selon Bouwunie, les entreprises ne peuvent faire autrement que de répercuter ces hausses de prix sur la facture finale du client. Les entrepreneurs restent liés au prix fixé sur les offres, mais une formule de révision des prix est de plus en plus souvent ajoutée.
Bouwunie souligne qu'un prix fixé en décembre ne sera plus d'actualité pour des travaux commençant en août. Elle enjoint d'ailleurs ses affiliés à mieux communiquer sur cette hausse des prix.

13:52 - 13/12/2007
Copyright © L'Echo (source)

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vendredi 14 décembre 2007

Rappel non superflu

Investir en ligne en étant bien conscient des dangers
Jérôme Plantevin

Utiliser Internet pour effectuer ses virements bancaires, ou encore gérer son portefeuille d'actions et d'obligations en ligne, s'avère pratique, rapide, mais pas sans risque.
La menace de l'hameçonnage demeure
Pour un investisseur en ligne, le principal danger consiste aujourd'hui à se faire voler les codes d'accès à ses comptes d'institution bancaire ou de courtier en ligne.

"Les pirates ont depuis longtemps compris qu'il est plus facile de profiter des faiblesses et de l'incrédubilité des particuliers que de chercher à percer les défenses informatiques des grandes institutions financières", fait remarquer Michel Kabay, directeur de la maîtrise en sécurité informatique de l'Université Norwich, à Northfield, au Vermont.
Menace largement évoquée par le passé dans nos pages, l'hameçonnage (phishing en anglais, contraction des mots phreaking, - piratage de réseaux téléphoniques à l'aide d'Internet - et fishing), est une des techniques utilisées pour voler les noms d'usagers et les mots de passe. Au Québec, les messages des institutions financières avertissant leurs clients de fraudes de ce type se sont multipliés depuis plus d'un an.
Le dernier en date provient du Mouvement Desjardins, qui a avisé ses clients le 2 mars d'une tentative de fraude par hameçonnage menée par des pirates qui se faisaient passer pour le fictif département de confiance et de sécurité de la caisse populaire. Ces pirates auraient envoyé un courriel invitant les internautes à se brancher sur un faux site et à s'identifier en entrant leur code d'accès afin d'éviter que le compte soit désactivé le 25 mars.
Des pirates plus subtils
Ces techniques de vols d'identités semblent toutefois trop connus au goût de pirates, qui font désormais appel à une nouvelle forme de piratage appelée DNS Pharming, ou DNS poisoning. Au lieu de rediriger l'internaute vers un faux site par l'entremise d'un faux courriel de son institution financière, le pirate envoie l'investisseur vers un faux site mimant le site original au moment où il accède au site Web.
L'an dernier, des spécialistes ont par exemple constaté que le trafic vers de gros sites américains, comme celui d'American Express, détourné par des pirates.
La technique du DNS poisonning, peut-on lire sur le site de sécurité de Microsoft, est plus insidueuse que l'hameçonnage, car l'internaute peut être redirigé vers un site sans intervention de sa part. Le voleur de renseignements personnels ne pirate pas l'ordinateur personnel ni le réseau de son institution financière, mais plutôt les serveurs informatiques, baptisés serveurs DNS, qui se chargent de diriger à l'échelle mondiale le trafic internet entre internautes et sites.
Le modèle est-il en péril?
Les vols répétés des codes d'accès aux comptes Internet viennent aujourd'hui mettre en péril le modèle d'affaire des services bancaires en ligne. En France, le mois dernier, le Crédit Lyonnais a décidé de bloquer carrément son service et de suspendre pendant quelques jours les opérations de transaction en ligne. Puis la banque a depuis ouvert progressivement ses services.
Aux États-Unis, des études ont montré que l'utilisation des services bancaires en ligne a commencé à stagner, voire à régresser, principalement à cause de la multiplication des cas de vols de code d'accès et de mots de passe. En juin 2005, le Conference Board dévoilait un sondage qui montrait que plus de 13 % des internautes américains auraient été victimes, eux ou un membre de leur entourage, de vols d'identités. Plus de 40 % des sondés auraient avoué avoir moins transigé en ligne à cause de ces fraudes.
Cette statistique qui ne fait pas la part entre achat et transaction bancaire sur Internet, a quand même fait réagir plusieurs courtiers américains. Le dernier en date, Charles Schwab garantit depuis le 22 février à ses clients le remboursement total des pertes encourues en cas de vol de leur code d'accès et de l'utilisation illicite de leurs comptes.
"Au Canada, comme le phishing fait partie de la fraude, banques et courtiers en ligne sont tenus de rembourser les pertes", précise Genevieve Lafaille, porte parole de l'Association des banquiers canadiens.
Les investisseurs québécois sont-ils, comme eux, plus réticents aujourd'hui à utiliser les services bancaires en ligne?
"C'est difficile à dire, faute de données", répond Éric Lacroix, directeur, enquêtes et veille stratégique au CEFRIO (Centre francophone d'informatisation des organisations). Les seules statistiques disponibles montrent qu'en janvier 2006, 36 % des adultes de la province ont utilisé Internet au cours du dernier mois pour effectuer des opérations bancaires, et 5 % pour réaliser des placements financiers.
Selon l'organisme, l'un des rares à suivre assidûment le comportement des internautes de la province, ces pourcentages sont sensiblement équivalents à ceux observés en octobre 2004. De plus, en septembre dernier, 12,3 % des adultes québécois ont déclaré avoir été victimes d'une tentative de fraude par courriel ou par Internet.
"Une chose est sûre : plusieurs institutions financières d'ici sont préoccupées par le phénomène et tentent de maintenir la confiance de leurs clients envers les services en ligne, pour notamment inciter ceux qui ne les utilisent pas encore à faire le saut", dit M. Lacroix.
Car, en bout de ligne, plus les internautes utiliseront des services bancaires en ligne, plus les institutions financières verront leurs coûts d'opérations fondre et leur profit augmenter encore plus.

Sept conseils pour mieux lutter contre le vol de codes d'accès
1- Posséder le quatuor de logiciels suivant : parefeu personnel, anti-virus, anti-pourriels et anti-logiciels espions. Ils doivent être régulièrement mis à jour. Cela évite d'avoir la surprise de voir des logiciels chevaux de Troie, ou encore des logiciels keylogger s'installer sur votre PC. Les logiciels chevaux de Troie permettent d'accéder à distance à un ordinateur, alors que les logiciels keylogger enregistrent les frappes au clavier, dont bien sûr les mots de passe tapés.
2- S'assurer d'accéder au compte chez son courtier en ligne à l'aide des pages sécurisés. L'adresse de ces pages débute par http, et un petit cadenas s'affiche en bas de la fenêtre du navigateur. À noter toutefois que certains bon cyberpirates sont capables de créer des pages ayant ces aspects sécuritaires. Dans ces cas-là, il convient de cliquer sur le cadenas et de vérifier le certificat de sécurité. Dans la petite fenêtre qui apparaît devrait figurer le nom de l'institution. Si ce n'est pas le cas, vous êtes sur le site d'un pirate.
3- Porter une attention particulière à ce qu'on télécharge, et sur quelles fenêtres publicitaires pop-up on clique lorqu'on navigue sur le web.
4Utiliser son propre ordinateur pour accéder à ses comptes.
5- Ne pas répondre aux courriels demandant des informations personnelles. Aucun courtier en ligne qui se respecte ne demandera ces informations par courriel.
6- S'assurer de s'être complètement déconnecté à la fin d'une session.
7 Choisir son courtier, pas seulement à cause des frais de transaction qu'il exige ou de la convivialité de ses services, mais aussi pour les protections supplémentaires qu'il offre contre l'hameçonnage. J. P.

source : Jérôme Plantevin

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Un petit pas ...

L'ECHO

Vote historique au New Jersey contre la peine de mort

L'Assemblée (chambre basse) du New Jersey a adopté jeudi un projet de loi abolissant la peine de mort, faisant de cet Etat le premier des Etats-Unis à se prononcer en ce sens par un vote depuis plus de 40 ans. Cette décision a été accueillie par les associations de défense des droits de l'Homme comme un pas vers la fin des exécutions aux Etats-Unis.

(afp) - Le Sénat avait déjà voté en début de semaine, et l'Assemblée, où les démocrates majoritaires soutenaient cette mesure, a adopté le texte par 44 voix pour, 36 contre et aucune abstention, au terme de trois heures de débats retransmis sur le site officiel du parlement.
Pour être promulgué, le texte doit encore être signé par le gouverneur démocrate Jon Corzine, qui a déjà promis de le faire très rapidement.
"Pour la première fois en 40 ans les représentants élus d'un Etat américain important disent définitivement non à la peine capitale", a souligné David Fathi, directeur du département des Etats-Unis au sein de l'association des droits de l'homme Human Rights Watch.
"C'est une indication de l'aversion croissante pour la peine de mort aux Etats-Unis", estime-t-il.
L'Iowa (centre) et la Virginie de l'ouest (est des Etats-Unis) sont les derniers Etats à avoir voté en faveur de l'abolition de la peine de mort en 1965.
Aucune exécution n'est survenue dans le New Jersey depuis 1963, mais huit condamnés à mort y sont actuellement détenus.
La nouvelle loi substitue à la peine de mort une condamnation à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération anticipée pour les crimes les plus graves.
Les débats ont été très animés entre adversaires et partisans de la peine de mort. "Regardez le sud des Etats-Unis, où les exécutions de condamnés sont fréquentes. Le taux de criminalité n'y est pas plus bas, au contraire", s'est exclamé Christopher Bateman, un républicain ayant voté pour l'abolition, contrairement à la plupart des autres députés de son parti.
"Ces dispositions vont bénéficier à des criminels, à des meurtriers", a souligné pour sa part Richard Merkt, républicain, tandis qu'une députée, Marcia Karrow, républicaine également, a longuement évoqué "les monstres qui ont assassiné mes électeurs".
La décision du New Jersey intervient en plein débat aux Etats-Unis. La Cour Suprême doit déterminer si l'injection mortelle, qui peut être extrêmement douloureuse si elle est mal administrée, s'apparente aux traitements "cruels et inhabituels" interdits par la Constitution. La décision est attendue avant juillet 2008.

Les exécutions sont de facto suspendues depuis le 25 septembre, date à laquelle la Cour suprême a annoncé qu'elle se saisissait du débat sur l'injection mortelle. Seul un condamné, Michael Richard a été exécuté au Texas (sud) quelques heures après l'annonce de la Cour.
Auparavant, avec 42 exécutions en 9 mois, les Etats-Unis semblaient sur la voie d'atteindre en 2007 les 53 exécutions enregistrées en 2006, soit une stabilisation après la baisse régulière observée depuis une dizaine d'années: 98 exécutions en 1998, 85 en 2000, 71 en 2003, 60 en 2005.
Près des deux-tiers des condamnés exécutés l'ont été au Texas. Tous sauf un ont été tués par injection mortelle. Selon le Centre d'information sur la peine de mort, 22 étaient blancs, 14 noirs et 6 hispaniques. Au total, ils avaient tué 63 personnes. Cinq d'entre eux avaient renoncé à leurs appels et demandé à être exécutés, une proportion relativement constante depuis le rétablissement de la peine capitale dans le pays en 1976.
La prochaine exécution est prévue le 3 janvier dans le Tennessee (sud).
La peine de mort est prévue dans la législation de 37 Etats américains. Elle ne figure pas dans les lois pénales de treize autres Etats, ni dans le District de Columbia, qui abrite la capitale Washington

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08:31 - 14/12/2007
Copyright © L'Echo (source)


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jeudi 13 décembre 2007

Googlemania

1200 millionnaires et… et… et…

D’après le Journal du Net qui cite différentes études (sans donner leurs références, ce qui n’est pas cool:)), Google aurait, grâce aux stock-options, rendu millionnaires près de 1.200 de ses employés. 500 le seraient en dizaines de millions, 80, surtout parmi les premiers embauchés, en centaines de millions de dollars. Il est vrai qu’un cours de l’action qui passe les 725 $ augmente singulièrement la valeur du capital de chacun.

Tout cela est évidemment très excitant et contribue à la bonne réputation de l’entreprise auprès des informaticiens. Toujours d’après le journal du net, Google recevrait 1,300 000 candidatures chaque année. Le récit de ces carrières fulgurantes y est sans doute pour quelque chose. De manière plus pittoresque, mais tout aussi significative, Fortune dit que travailler chez Google aide à se marier en Inde : “landing a job at Google is said to increase marriage prospects in a culture where title and income are critical to the practice of arranged matchmaking.” (Google goes to India, Fortune, 5 novembre 2007). Le même journal explique que Google paie ses ingénieurs indiens trois fois mieux que les sociétés services locales. Tout cela contribue certainement à attirer les talents.

On pourrait être tenté d’en conclure que l’argent (la carotte) est ce qui motive les salariés de l’entreprise. Ce serait une erreur. Les premiers collaborateurs de Google, ceux qui sont aujourd’hui si riches, ne savaient pas, lorsqu’ils ont commencé, il y a moins de dix ans, leur aventure qu’elle les enrichirait au delà de tout espoir. Et pourtant ils ont travaillé d’arrache-pied. Ils l’ont fait pour asseoir leur réputation auprès de collègues qu’ils respectaient et admiraient, comme je l’explique longuement dans le livre, mais ils l’ont fait aussi parce qu’ils vivaient, et continuent de vivre dans une culture du travail sans fin.

Une culture très particulière que l’on ne trouve vraiment que chez les informaticiens et qui tient à la fascination qu’exercent sur des jeunes gens les programmes informatiques, avec ce que leur écriture comporte de problèmes à résoudre. Il y a quelque chose du Rubik cube ou de ces énigmes dont on n’arrive pas à se défaire tant qu’on ne les a pas résolues dans l’écriture du moindre programme. Au point que certains informaticiens qui ont observé ce phénomène se sont inquiétés. Je pense à Joseph Weizembaum qui a écrit des phrases très dures dans Puissance de l’ordinateur et raison de l’homme (un excellent livre publié en 1981 aux Editions d’informatique, aujourd’hui à peu près introuvable et qui gagnerait à être mis en lecture libre sur le web à défaut d'être réédité).

Une culture qui mène à des comportements dont on a parfois un écho dans les conversations sur les blogs, comme dans celle-ci qui porte sur ce que son auteur, Greg Linden, appelle “l’amazon cult”, référence à cette culture du travail intensif dans l’entreprise à ses débuts. Son billet amusant (il raconte comment il a fabriqué des t-shirts pour se moquer de cette culture) a suscité des souvenirs du même ordre chez plusieurs de ses lecteurs. Quelques extraits :

- "When I was at AltaVista working like a mad man we had an inside joke. At the company parties we would introduce our wives as members of the AltaVista Widows Club. Of course we had a good number of women at AltaVista as well so we had to change the name to AltaVista Orphans." (Don Dodge)

- "I worked at JD Edwards (before they were "known" as an ERP company) and it was the same way. People worked all hours of the day (and night), we had dinner together, drank together, met each other on weekends. It wasn't that is was necessarily "encouraged" - it just seemed you more in common with these people." (Arnie McKinnis).

Dans le même esprit, le New-York Times raconte, dans un portrait de Andy Rubin, l’homme à la tête du programme Gphone chez Google comment, lorsqu’il était chez General Magic (une entreprise issue d’Apple) dans les années 90, il s’était organisé pour pouvoir dormir au bureau. “He says he thrived in General Magic’s total-immersion engineering culture. He and several other engineers built loft beds above their cubicles so they could essentially live at the office and work around the clock developing Magic Cap, a groundbreaking operating system and interface for hand-helds and smart cellphones.

Tout cela peut prêter à sourire, mais suggère également que ces entreprises ont développé (probablement de manière spontanée et sans l’avoir vraiment désiré) des pratiques de manipulation mentale qui ne sont pas sans rappeler celles que l’on rencontre dans les sectes. Il n’existe qu’un monde, qu’un seul, celui de l’entreprise (ou, plutôt, de l’équipe) dans laquelle on travaille.

source : Cluster21



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Tendances en France

Par rapport à 2006, le nombre d'actionnaires en direct est resté stable, à 6,7 millions de personnes. Mais ce résultat n'est dû qu'à la progression de l'actionnariat salarié.

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L'actionnariat salarié a permis l'an dernier à plus de 100.000 Français supplémentaires de devenir directement propriétaires d'une partie du capital des entreprises où ils travaillent.

L'actionnariat individuel peut remercier l'épargne salariale. Sans elle, le nombre de particuliers détenteurs d'actions se serait sensiblement érodé depuis un an, notamment en raison d'une diminution des petits porteurs possédant des actions de sociétés privatisées. Visiblement, beaucoup de ceux qui s'étaient intéressés depuis 2005 à Gaz de France ou à EDF ont choisi de prendre leurs bénéfices, incités sans doute par les perspectives de plus-values substantielles et rapides que leur offrait l'évolution des cours de ces valeurs. De 4,7 millions en 2006, les propriétaires en direct d'actions de sociétés privatisées ne sont plus aujourd'hui que 3,9 millions.


Dans ces conditions, la stabilité à 6,7 millions du nombre d'actionnaires en direct, constatée entre 2006 et 2007 dans la dernière enquête réalisée par TNS Sofres pour le compte de Nyse Euronext, apparaît paradoxale. Elle ne peut s'expliquer que par la poursuite de la progression de l'actionnariat salarié, qui aurait donc encore permis l'an dernier à plus de 100.000 Français supplémentaires de devenir directement propriétaires d'une partie du capital des entreprises où ils travaillent.


Si l'on ne tient pas compte de l'actionnariat salarié, les résultats de cette enquête posent un réel problème. Depuis 2004, force est de constater que le nombre de porteurs individuels ne progresse plus et qu'il a même tendance à reculer. Le taux de détention des actions en direct (hors épargne salariale) ressort aujourd'hui à 13,3 % seulement de la population active ; il était de 14,1 % trois ans plus tôt. Surtout, les dernières opérations de privatisation ne sont pas parvenues à préserver une base d'actionnaires stables, pourtant indispensable au maintien d'un marché financier efficace et efficient dans notre pays.


Maigre consolation

La légère progression du nombre de détenteurs d'actions européennes, passé de 1,7 à 1,8 million entre 2006 et 2007, ne constitue qu'une maigre consolation dans ce bilan, qui montre à l'évidence que la France a raté le tournant de l'actionnariat populaire.


Faute d'une véritable politique volontariste, les pouvoirs publics n'ont jamais réussi à transformer l'essai des plus de 7 millions de petits porteurs comptabilisés en 2002 et 2003. Les habitudes ont fait le reste. Pour des raisons commerciales évidentes, les réseaux des grands établissements financiers préfèrent pousser les feux sur la gestion collective qui, face à une conjoncture boursière devenue plus difficile, a d'ailleurs bien du mal à tirer son épingle du jeu. Quasi stable entre 2006 à 2007, le nombre de détenteurs d'OPCVM (sicav et fonds communs de placement) s'inscrit lui aussi dans une tendance baissière depuis 2004.


Finalement, cette nouvelle enquête montre que le nombre de porteurs de valeurs mobilières est resté stable entre 2006 et 2007, à 11 millions d'individus, soit 23,6 % de la population active. Au plus grand bénéfice de l'assurance-vie, qui concerne aujourd'hui 12,5 millions de personnes.

Philippe Guillaume



source : Les Echos.fr

A lire en complément :


Profiter des mécanismes d'épargne salariale

Tout savoir sur l'actionnariat individuel

La Bourse facile

Le plan d'épargne en actions


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Décès ou Vie ? tout profit pour les assureurs ...

Adoption de la loi sur les contrats d’assurance vie non réclamés

La proposition de loi sur les contrats d’assurance vie non réclamés a été définitivement adoptée hier par les députés. Le texte prévoit une série de mesures visant à faciliter la recherche des bénéficiaires de ces contrats, dont le nombre oscille entre 150.000 et 170.000, selon la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).

Leur valeur cumulée est davantage sujette à discussion : elle est estimée à 950 millions d’euros par les assureurs, entre 1 et 2 milliards d’euros par le gouvernement, et entre 2 et 4 milliards par le député PS Alain Vidalies par exemple.

Le texte oblige notamment les assureurs à de rechercher les bénéficiaires en ayant accès au registre des décès de l’Insee. Il impose également aux compagnies un délai maximum d’un mois, après réception des pièces requises, pour verser le capital aux bénéficiaires du contrat. Jusqu’à maintenant, les assureurs conservaient les contrats d’assurance vie non réclamés pendant trente ans après le décès du souscripteur. Passé ce délai les sommes étaient versées au Fonds de réserve des retraites.

source : Investir

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L'épargne en France

Le taux du livret A dopé par les subprimes ?

Le livret A pourrait devenir le placement phare du début de l’année 2008, rapportant jusqu’à 3,75% par an, et cela grâce à la crise des subprimes qui a déclenché une crise de liquidités. D’où une forte hausse des taux à court terme à l’automne. Or, c’est justement le marché du court terme qui détermine la rémunération offerte par le livret A et le livret Bleu.

Car ce sont des produits réglementés, dont la rémunération est fixée par décret. Elle peut changer deux fois par an, le 1er février et le 1er août. Et depuis 2003 elle est déterminée par le calcul de la moyenne de l’inflation et des taux d’intérêt à court terme, augmentée de 0,25 point.

Du coup, le taux du livret A pourrait passer de 3% à 3,75% le 1er février prochain, selon les calculs effectués par BNP Paribas.

source : Investir

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Congés @ Références

Que faire des jours de congé que vous n'avez pas pris

Un travailleur doit prendre ses congés dans les 12 mois suivant la fin de l'année de service. Les jours non pris ne peuvent par conséquent pas être transférés à l'année suivante. Le pécule pour ces congés doit également être payé au cours de cette même année, au plus tard le 31 décembre.

Que faire des jours que vous n'avez pas pris?

Les jours de congé que le travailleur n'a pas pris sont irrémédiablement perdus. Remettre ces jours à une année ultérieure est une pratique illégale.

Que faire du pécule prévu pour ces jours de congé?

La législation sur les congés prévoit que le pécule peut être payé le 31 décembre au plus tard, si le travailleur n'a pas été en mesure de prendre ses jours.

Le travailleur n'est pas en mesure de prendre ses congés

Si l’employé n’a pas encore pris ses jours de congé et que son contrat de travail est complètement suspendu le 31 décembre, alors l’employeur a l’obligation de lui payer un pécule de vacances pour les jours de congé non pris.

C’est par exemple le cas pour les maladies ou accident de travail, le congé parental à plein temps, l’aide médicale, le congé soins pour soins palliatifs ou le repos de maternité.

Dans le cas d’un crédit temps à plein temps, le règlement d’application est le même que celui dans le cadre d’une diminution des prestations.

Le travailleur peut prendre ses congés, mais il ne le fait pas

Exemple:

Le travailleur vit pour son travail et n'aime pas les vacances.

Dans ce cas, l'employé n'a plus droit au pécule restant.

Si l 'employeur désire néanmoins récompenser le travail de cet employé en lui payant son solde de pécule dû, cette somme n'aura juridiquement pas la valeur d'un pécule, mais celle d'une prime.

L'employeur doit, dans ce cas, être en mesure de prouver qu'il n'a d'aucune façon empêché le travailleur de prendre ses congés.

source : Références.be



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Lu sur la toile


Travailler «en échange» d’un salaire, nous sommes nombreux et nombreuses à devoir le faire (à l’exception des travailleurs-ses indépendant-e-s que l’idéologie libérale amalgame trompeusement aux patrons). L’idéologie dominante nous présente notre situation comme un «échange» équitable, en bonne et due forme. Ceux et celles qui détiennent le capital paient ceux et celles qui ne le détiennent pas et qui vendent leur force de travail pour vivre. En réalité, cette situation n’a rien d’un choix, elle nous est imposée par le système capitaliste et l’État, et nous est rappelée au besoin par la contrainte.

Cette description de l’ordre économique qui s’impose à nous repose sur un mythe : celui d’une égalité théorique entre les deux parties «contractantes», le patron d’un côté (et le cas échéant les actionnaires qu’il représente), le travailleur ou la travailleuse salarié (note : en cohérence avec les mêmes autres mots dans le texte) de l’autre. Entre les deux, le «contrat de travail».

La dictature en entreprise
Mais nous pouvons voir en tant que travailleurs et travailleuses salariés que cette belle théorie est un mensonge, parce que nous le vivons dans notre chair et notre dignité au quotidien :

— Nous sommes placés sous la dépendance, sous la domination hiérarchique du patron et de ses représentants. Toute la propagande en vogue dans les boîtes, qu’elles soient petites ou grandes («On est une grande famille», «on a les mêmes intérêts au final», «on est tous dans le même bateau»), ne peut masquer cette réalité : le salariat, c’est d’abord un lien de subordination, c’est-à-dire une situation de domination hiérarchique de l’employeur (le patron et ses représentants patentés) sur l’employé (le travailleur ou la travailleuse salarié). À la clé, harcèlement, retenues sur salaire, brimades, menace et chantage au licenciement et l’ultime étape, le licenciement, avec en prime la galère et tout son cortège d’impayés, d’huissiers et de misère…

Racket organisé
— Les richesses que nous créons en tant que travailleurs et travailleuses nous sont volées. Ce que l’on appelle communément le «profit», c’est le vol légal et organisé des produits du travail par le Capital (actionnaires et patrons). Le profit est justifié par l’idéologie dominante comme la juste rétribution du risque, et de l’investissement de capital dans l’entreprise. Mais ce capital investi a lui même été obtenu le plus souvent par un vol antérieur du même type. Les travailleuses et travailleurs salariés risquent tous les jours leur santé, mais aussi leur boulot. Mais surtout, tout cela repose sur la conviction que la hiérarchie est nécessaire dans l’entreprise, et que le patron crée des richesses. Mais ce sont les travailleuses et les travailleurs qui créent ces richesses, par leur travail. Les capitaux ne créent rien en eux-mêmes. Il est surtout possible de se passer de patrons (les expériences autogestionnaires et le principe coopératif comme celui des SCOP le montrent). Dès lors le patronat apparaît pour ce qu’il est réellement : un groupe parasitaire qui s’enrichit du travail des autres. Comme le dit l’adage, «les patrons ont besoin de nous, nous n’avons pas besoin d’eux». Les richesses sont le produit de l’intervention de multiples travailleuses et travailleurs dans le processus de production. Toutes et tous sont nécessaires, il n’y a donc pas de raisons que certains s’accaparent une plus grande part des richesses créées et/ou qu’ils exploitent le travail des autres. Tout l’encadrement hiérarchique dans l’entreprise n’a «d’utilité» que pour organiser le vol légal, sous forme de profit, des richesses que les travailleuses et les travailleurs créent. Une organisation collective de l’économie rendrait inutile cet encadrement, la gestion directe et partagée de l’économie par des assemblées de travailleurs et travailleuses, sous le conseil de techniciens comme experts et non comme décideurs (note : on ne met pas de féminin s’il s’agit de «techniciens»), permettrait de restituer l’intégralité des fruits du travail aux producteurs selon le principe communiste libertaire «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

La bourgeoisie à l’offensive : augmenter le magot
Que ce vol des richesses par les actionnaires et les patrons soit légal dans le système actuel n’enlève rien au fait qu’il s’agit d’un racket organisé, au quotidien. La lutte de classes qui oppose classes laborieuses et patronat/actionnaires vise pour les seconds à voler une part toujours plus grande des richesses produites, et pour les premiers à récupérer ce qui lui est volé légalement dans le système économique capitaliste. La bourgeoisie (actionnaires et patrons), consciente de ses intérêts mène l’offensive sur ce terrain : en France, en 30 ans, la part des richesses créées allant aux actionnaires et aux patrons a augmenté de 10% en passant de 30 à 40% alors que la part allant au travail (sous la forme des «salaires») a diminué de 10% en passant de 70 à 60%. Tout cela, alors que dans le même temps, la productivité du travail n’a pas cessé d’augmenter.

Travailler plus pour payer plus et gagner moins
Depuis plusieurs dizaines d’années, les gouvernements de gauche comme de droite multiplient les cadeaux au patronat en s’attaquant à la part du salaire qui est socialisée. C’est une part de notre salaire à laquelle les patrons peuvent s’attaquer d’autant plus facilement qu’elle n’est pas aussi directement visible sur notre compte en banque que le salaire lui-même. En effet, elle nous revient de manière indirecte sous forme de remboursements de soins, d’allocations chômage, de pensions retraite. Les diminutions successives de tous ces reversements constituent bien des baisses de salaire effectives. Elles se traduisent indirectement par la casse des retraites, de la sécurité sociale, de l’assurance chômage tout en asséchant artificiellement les caisses de la sécu. Il s’agit ici d’un sabotage organisé.

C’est «l’État» qui, nous dit-on, compense une partie de ces cadeaux aux patrons. Or cette compensation n’est pas intégrale, puisque plus de deux milliards et demi d’euros ne sont pas reversés. Qui plus est, ce n’est pas l’État comme classe dirigeante, mais bel et bien les contribuables, c’est-à-dire les travailleuses et les travailleurs, qui payent l’addition à la place des patrons : CSG, RDS, mais aussi projets de «TVA sociale», alors que dans le même temps les prestations sociales baissent (déremboursement, franchise médicale, flicage des chômeurs, augmentation des annuités retraite). L’objectif, c’est de réduire le plus possible la contribution patronale (en augmentant le vol légal qu’est le profit), et d’augmenter la participation des travailleurs-ses, tout en ouvrant de nouveaux marchés juteux aux capitalistes : fonds de pensions, assurances médicales viennent, ou viendront pour ceux qui le pourront, compléter des pensions et des remboursements de plus en plus misérables. Avec pour conséquence de faire payer les malades (tout en les culpabilisant) et engraisser des fonds d’assurance plus préoccupés par le profit que par la santé des souscripteurs.

Le «trou de la sécu» est ainsi un mythe, puisqu’il a été créé artificiellement par le patronat et les gouvernements successifs dans le but de saboter la sécurité sociale, par les exonérations de charges (dont les dernières en date sont les exonérations des heures supplémentaires) et le non reversement de taxes sur les alcools et tabacs. Le «trou» annoncé représente 12 milliards d’euros, quand les dettes de l’État à la sécu représentent 25 milliards d’euros, et que les exonérations, qu’il ne compense qu’en partie, représentent 28 milliards d’euros chaque année. Largement de quoi combler un «trou» qui n’est que la faillite organisée de la sécu par l’État !

Organisons-nous pour lutter
Ce sont essentiellement les exonérations de «charges» qui ont permis aux capitalistes de voler toujours plus aux travailleuses et aux travailleurs. Les patrons étaient obligés de rendre jusque-là par ce biais une part de ce qu’ils volaient (le profit) pour alimenter les caisses de retraites, de sécurité sociale, d’assurance chômage. Ce principe a été conquis en 1945, comme concession d’un patronat discrédité par sa collaboration avec l’occupant nazi pour prévenir toute éventualité révolutionnaire dans un contexte de guerre froide, alors que le mouvement ouvrier était à l’apogée de sa force.

Depuis lors, le patronat n’a eu de cesse de récupérer le fruit de ces concessions forcées, en profitant de l’affaiblissement du mouvement ouvrier.

La généralisation de la grève en Mai 68 et la crainte d’une situation révolutionnaire ont conduit à d’autres concessions temporaires, sous la forme de fortes augmentations de salaires après les accords de Grenelle, dans le but d’acheter un retour au calme. Ces augmentations ont été rapidement compensées par le biais de l’inflation, la hausse des prix permettant de récupérer d’une main ce qu’ils avaient fait mine de rendre de l’autre. La caisse noire de l’UIMM (fédération patronale de la métallurgie affiliée au MEDEF), découverte récemment et dont le montant dépasse 168 millions, qui vise à soutenir financièrement les patrons face aux grèves (mais aussi à «fluidifier les relations sociales» sous forme de corruption de politiciens et de bureaucrates syndicaux), montre la volonté de la bourgeoisie de défendre ses intérêts de classe.

Face à cette volonté organisée, les bonnes habitudes des origines du mouvement ouvrier se sont perdues (caisse de grève, solidarité de classe…), sous l’effet de l’idéologie dominante visant à détruire toute solidarité chez les exploité-e-s. Mais les exploiteurs, bien organisés pour défendre leurs intérêts, nous rappellent si besoin était que la lutte de classes est bel et bien une réalité, et que nous avons tout intérêt à nous organiser nous aussi et à être solidaires, à lutter pour l’abolition du salariat.

Sam (groupe de Seine-saintDenis)

Infos & analyses libertaires no 68, novembre-décembre 2007

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Honoraires, rémunération, salaire, ...

La loi sur la protection des salaires

Le droit social, le droit du travail et le droit fiscal n'utilisent pas les mêmes définitions pour le terme "salaire". La définition générale ( droit du travail) de salaire est: la rémunération que le travailleur reçoit en contrepartie de son travail.


La loi du sur la protection du salaire des travailleurs date du 12 avril 1965. Elle a pour but de garantir la libre disposition du salaire pour chaque travailleur et de contrer tout abus dans le paiement des salaires.

La loi s'applique aux travailleurs et aux employeurs, mais également à toute personne qui en dehors d'une convention de travail, exerce une tâche contre rémunération sous la supervision de quelqu'un et sur les personnes qui les supervisent.

Le travailleur est libre de faire ce qu'il veut avec le salaire qu'il a reçu. La loi interdit aux employeurs de limiter cette liberté de quelque façon que ce soit.

Les sortes de salaires

Le salaire en argent doit être payé dans la monnaie qui a cours légal en Belgique, c'est-à-dire l'euro. Si le salarié exerce son travail à l'étranger, il peut demander à être rémunéré dans la monnaie du pays où il se trouve.

Une partie du salaire peut être payée en nature, dans les cas où ce mode de paiement est d'usage ou lorsque ceci est souhaitable de par la nature de la branche professionnelle ou de par la profession elle-même. L'employeur doit néanmoins en avoir informé le travailleur au moment de l'engagement. Le paiement en nature ne peut correspondre qu'à une certaine partie du montant global du salaire brut.

Le paiement
  • Le salaire des ouvriers doit être payé à date fixe, c'est-à-dire au moins deux fois par mois avec une pause de maximum 16 jours.
  • Le salaire des employés doit être payé au moins une fois par mois.

Le salaire doit être payé au plus tard le 4e jour ouvrable suivant la période de travail à rémunérer. Les exceptions à cette règle doivent être établies dans une convention de travail collective ou dans le règlement de travail. Si la date de paiement est fixée par le règlement de travail, elle ne peut cependant pas dépasser le délai de 7 jours.

L'employeur est obligé de remettre une fiche de paie au travailleur à chaque paiement.

Remarques

Le travailleur a, en plus du salaire, des droits financiers lorsque son engagement se termine ou est écourté. Les dédommagements et les avantages qu'il obtient dans ces cas-là (la rétribution des jours fériés, la garantie de salaire en cas de maladie, le dédommagement de licenciement, …) ne sont pas une rémunération contre prestation, mais font, d'après la loi sur la protection du salaire, partie du salaire.

Le double pécule de vacances, les primes de l'employeur à l'occasion de naissances ou de mariages et les rémunérations supplémentaires en cas d'accidents du travail ne sont pas non plus des rémunérations de prestations, mais d'après la législation sociale, elles sortent aussi du cadre salarial . (Aucune cotisation sociale n'est payée pour ces rémunérations. Néanmoins, le double pécule de vacances engage une participation du travailleur.)

Plus d'info:

SPF Emploi, Travail et Concertation sociale
Direction générale Relations individuelles du travail
Rue Ernest Blerot, 1 (bâtiment Eurostation II)
1070 Bruxelles

Tél : 02 233 41 11
Fax : 02 233 48 21
E-mail : rit@meta.fgov.be
Site Internet : http://www.meta.fgov.be

source : Références.be

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mardi 11 décembre 2007

Plus de papier le 1er janvier 2008


L'ECHO

Suppression des titres au porteur: 95% des sociétés cotées adaptées

Une très large majorité (95%) des quelque 200 entreprises belges cotées en bourse ont adapté leurs statuts à vingt jours de l'entrée en vigueur de la loi relative à la dématérialisation et à la suppression des titres au porteur, alors que 5 à 6 millions de titres cotés sont encore en circulation.

Bruxelles (L'Echo) - Une très large majorité (95%) des quelque 200 entreprises belges cotées en bourse ont adapté leurs statuts à vingt jours de l'entrée en vigueur de la loi relative à la dématérialisation et à la suppression des titres au porteur, alors que 5 à 6 millions de titres cotés sont encore en circulation, ont annoncé mardi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et Febelfin (Fédération belge du secteur financier).

A partir du 1er janvier 2008, les titres de droit belge ne pourront plus être émis que sous forme nominative ou dématérialisée. Il sera aussi mis fin à la livraison matérielle de titres belges ou étrangers.

Pour les "instruments financiers" (actions cotées, Sicavs, bons de caisse, etc.), les titres seront dématérialisés à mesure de leur inscription sur un compte. Les droits liés aux titres physiques seront eux maintenus aussi longtemps que l'émetteur les reconnaîtra dans ses statuts, et au plus tard jusqu'au 31 décembre 2013, a expliqué Patrick Drogné, responsable de la Business Line "Marchés financiers" au sein de Febelfin.

Pour les autres titres (sociétés non cotées, petites et moyennes entreprises, etc.), il appartiendra à l'émetteur de reconnaître ou non la forme dématérialisée, a-t-il ajouté. Sinon, les titres devront être remis à l'émetteur pour leur conversion en titres nominatifs.

Si 95% des entreprises cotées en Bourse se sont déjà adaptées aux exigences de la nouvelle loi, moins de 10% d'entre elles ont opté uniquement pour des titres nominatifs ou dématérialisés dès le 1er janvier prochain. Nonante pour cent continueront à reconnaître aussi les titres sous forme physique, a indiqué Stéphane Bernard, administrateur délégué de la société belge de compensation bancaire Euroclear.

Selon la FEB et Febelfin, de 5 à 6 millions de titres de sociétés cotées sont actuellement encore en circulation.

Toutes les sociétés cotées devront avoir adapté leurs statuts pour le 28 décembre 2007 au plus tard, tandis que les sociétés non cotées bénéficient d'une période de transition plus souple, jusqu'au 31 décembre 2013. Ces dernières ont "déjà fait un effort d'adaptation", a souligné Patrick Drogné, sans toutefois pouvoir citer de chiffres.

A partir du 1er janvier 2014, tous les émetteurs auront dû adapter leurs statuts et les droits des titres physiques seront suspendus. Un an plus tard, dès le 1er janvier 2015, les titres dont le titulaire n'est pas identifié, ou le produit de leur vente, seront déposés auprès de la Caisse des dépôts et des consignations. Dès le 31 décembre 2015, une amende de 10% par année de retard sera exigée pour leur restitution.

Un site internet sur la dématérialisation (www.dmat.be) a été créé par la "Dmat Task Force", un groupe de travail regroupant la Banque nationale de Belgique, Febelfin, la FEB, Euroclear Belgium, la Fédération royale du notariat belge et NYSE-Euronext.

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14:34 - 11/12/2007
Copyright © L'Echo

http://www.lecho.be/article/article.6021668

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Petro dollars chez JP


Un fonds de Dubaï discute avec JP Morgan

Un fonds public émirati, Investment Corporation of Dubai (ICD), d'une capitalisation de 81,7 milliards de dollars, a discuté cette semaine des perspectives de coopération avec la banque américaine d'investissement JP Morgan, selon un communiqué.

(afp) - Le directeur général d'ICD, Mohamed Al-Chaibani, a évoqué avec le directeur général adjoint de JP Morgan Investment Bank, Bill Winters, de "divers vecteurs de coopération mutuelle ainsi que des vastes opportunités d'investissement qu'offrent les nombreuses sociétés relevant d'ICD".
"Au moment où Dubaï s'impose comme un centre financier international, le soutien d'institutions financières de renommée mondiale comme JP Morgan est essentiel pour notre stratégie de nouer d'étroites relations avec les grandes sociétés financières et d'investissement dans le monde", a-t-il ajouté, selon le communiqué publié par ICD.
"Nous cherchons à travailler étroitement avec ICD et avec le gouvernement de Dubaï pour une relation de long terme", a déclaré pour sa part M. Winters, venu à Dubaï à la tête d'une délégation de sa banque.
Fondé en mai 2006, ICD investit dans plusieurs grandes sociétés de l'émirat de Dubaï, dont la compagnie aérienne Emirates et l'exploitant portuaire DP World.
Dubaï est l'un des sept membres de la Fédération des émirats arabes unis.
Les Emirats, qui ont vu leurs recettes gonfler avec l'envolée des cours du pétrole à près de 100 dollars le baril, multiplient les investissements dans les grandes sociétés et places boursières internationales depuis quelques mois.
Ainsi, Abou Dhabi, un des riches émirats pétroliers de la Fédération, s'est engagé fin novembre à investir 7,5 milliards de dollars dans Citigroup, la première banque américaine et mondiale, fragilisée par la crise des crédits "subprime", en rachetant à terme jusqu'à 4,9% de son capital.
L'investissement devra être effectué par l'Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), le fonds d'investissement souverain d'Abou Dhabi.

08:53 - 11/12/2007
Copyright © L'Echo (source)


Dubaï
Dubaï ou Doubaï (en arabe دبي, Dubayy) est à la fois une ville et un émirat des Émirats arabes unis.

Fondé au , l'émirat et la ville prennent de l'importance en participant à la création des États de la Trêve (Trucial States en anglais) en 1853 puis des Émirats arabes unis actuels en 1971. L'émir de Dubaï conserve ainsi de manière officieuse le poste de vice-président des Émirats arabes unis.

Avec 3 885 km², c'est le deuxième émirat en terme de superficie après Abou Dabi. Ouvert sur le golfe Persique et situé entre les émirats de Charjah (au Nord et à l'Est) et d'Abou Dabi (au Sud), la majeure partie du territoire est occupée par le désert du Rub al-Khali. La petite enclave de Hatta est sise dans les montagnes sur la frontière avec le sultanat d'Oman.


Pour la suite, voir Wikipédia.org...



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lundi 10 décembre 2007

Help @ UBS : Singapour et Abou Dhabi à la rescousse

UBS appelle deux investisseurs à la rescousse pour faire face au "subprime"


Logo de la banque suisse UBS à Genève
© AFP/archives Fabrice Coffrini

La première banque helvétique a fait appel lundi à deux investisseurs internationaux pour renflouer son capital, après avoir annoncé une nouvelle dépréciation d'actifs d'environ 10 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) en raison de la crise du "subprime".

Après une première dépréciation de 4,2 milliards de francs suisses publiée en octobre, qui s'est traduite par une perte nette de 830 millions au troisième trimestre, UBS s'attend de nouveau à plonger dans le rouge.

L'établissement helvétique table pour le quatrième trimestre sur une perte, "au lieu d'un bénéfice global comme anticipé", et juge "maintenant possible" une perte nette pour l'ensemble de l'exercice.

Malgré ces annonces, le titre de la dixième banque mondiale a fortement rebondi à la mi-journée. Après avoir ouvert en baisse, l'action UBS affichait une hausse de 2,53% à 58,65 francs suisses à 14H00 (13H00 GMT), dans un marché positif (+0,48%).

Selon un courtier, "le fait que l'augmentation de capital soit déjà souscrite est plutôt un bon signe concernant la santé à long terme d'UBS".

Malgré la mauvaise nouvelle d'une dépréciation d'actifs supplémentaire, le marché a surtout été rassuré par l'arrivée de deux investisseurs qui vont participer à renflouer le capital d'UBS.

Le groupe suisse a en effet pris plusieurs mesures pour renforcer son capital de 19,4 milliards de francs suisses.

Quelque 13 milliards seront levés avec l'arrivée de ces deux nouveaux investisseurs. L'Agence d'investissement du gouvernement de Singapour ("Government of Singapore Investment Corporation", GIC) souscrira à hauteur de 11 milliards de francs suisses d'obligations convertibles.

Cet investissement correspond à environ 9% du capital d'UBS, a précisé à l'AFP une porte-parole de GIC.

"Nous avons procédé à cet investissement significatif dans UBS, parce que nous avons confiance dans la capacité de croissance à long terme de la banque, particulièrement dans ses activités de gestion de fortune", a indiqué le directeur général de GIC, Tony Tan Keng Yam.

Un second investisseur "stratégique du Moyen-Orient", dont le nom n'a pas été révélé, prendra 2 milliards. Selon les rumeurs de marché, cet investisseur serait basé à Abou Dhabi.

Les deux sauveteurs pourront à "court terme" siéger au conseil d'administration d'UBS, a indiqué son président Marcel Ospel.

La banque helvétique renforce également son capital "en vendant des actions propres et en remplaçant pour l'exercice 2007 le dividende en numéraire par un dividende (...) en action", selon un communiqué.

"La situation sur le marché du logement et du crédit hypothécaire à risque aux Etats-Unis n'a cessé de se détériorer et nous avons actualisé nos estimations de perte compte tenu des prix actuellement observés sur le marché américain des titres hypothécaires", a affirmé le directeur général Marcel Rohner.

UBS, qui détenait à la fin du troisième trimestre 39 milliards de dollars dans le "subprime", a réduit ses positions à 29 milliards, a affirmé M. Ospel.

Le groupe suisse n'a pas échappé à la perte de valeur des titres adossés aux crédits hypothécaires à risque ("subprime") qui affecte une grande partie du secteur bancaire mondial depuis l'été.

Citigroup avait annoncé fin novembre une dépréciation de 3 milliards de dollars au troisième trimestre, suivi de 8 à 11 milliards supplémentaires à prévoir au quatrième trimestre.

La première banque américaine avait également fait appel à des capitaux étrangers, en vendant une part de son capital à Abou Dhabi pour 7,5 milliards.

La banque d'affaires américaine Merrill Lynch avait publié fin octobre des résultats amputés par 7,9 milliards de dépréciations d'actifs sur le marché des crédit immobiliers à risque.

La crise des "subprime" a causé des pertes de l'ordre de 80 milliards aux principales banques américaines, mais aussi aux banques européennes, et certains analystes estiment que ce n'est pas fini.

source : AFP @ Boursorama

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